Well... j'ai une infection au cerveau
Retourner sur la chaise d'un psy, c'est pour bientôt
Well, j’ai une infection au cerveau. Je vais retourner sur la chaise d’une psychologue du travail bientôt. J’ai besoin d’appui pour cheminer.
Je suis un nomade, un voyageur, qui a planté sa tente à Toulouse pour l’instant. J’ai de la fuite dans les idées. Je lis, j’écris, je ris, mais au fond de moi, je fonds, le feu destructeur et nourri bûche après bûche de l’héritage familial.
Les contours de l’œil fatigué sont cernés du beurre de la haine, du mépris et du désir inassouvi d’être aimé.
Corrigeons le tir du pigeon d’argile et fragile !
Je ne peux compenser seul cette lourdeur qui affecte aujourd’hui mes chevilles, pieds, hanches, genoux, épaules, dos et cou. Le poids des années à gamberger.
Et le cerveau dans tout ça qui veut un sens, un WHY pour se lever le matin, une raison de vivre dans une tombe fleurie, à ciel rose de Toulouse, les violettes et les magnolias lumineux, mais les nuages pleins de rage, comme le rat dans une cage de Smashing Pumpkins.
Poèmes maudits, cher Bukowski, mon prince des ténèbres, je ne bois plus, j’y vois plus clair aujourd’hui, les plaies ouvertes, le sang bons sens qui coule sur les joues, les lèvres bleues de se pincer si fort devant l’injustice du monde du travail, des familles qui se déchirent, l’album photos jaunies par le temps aigri.
Petit oiseau, fuis ce béton mortifère avant ta date limite !

