Vita contemplativa
Pour apporter un peu de friction à notre roue qui tourne.
En lisant le livre Vita Contemplativa de Byung-Chul Han, ça m’a fait comprendre que le bonheur très “fake” à l’américaine vient du fait qu’on est toujours dans l’action, même quand on est en vacances, ou en période de loisir. On travaille toujours, sur soi, ou pour son patron, qui peut être soi-même !
Byung-Chul Han décrit comment Hannah Arendt a bien acheté en son temps la rhétorique de l’action lorsqu’elle a bougé aux États-Unis. Le mépris américain pour l’oisiveté mène à ce qu’on passe souvent à côté de sa vie.
Je viens moi-même de l’Amérique du Nord, et j’ai baigné dans cette eau (sale?). C’est peut-être pour ça que c’est si difficile pour moi de vivre mon élan de poète, ou mes envies d’être dans le soin de la nature et des autres êtres qui souffrent. Alors que c’est dans cette vita contemplativa qu’on s’accomplit pleinement. L’action ne devient qu’une partie de la vie.
Savoir faire le geste juste, comme ce que j’enseigne en tant que coach agile, c’est choisir la prochaine fonctionnalité ou la prochaine étape la plus importante, et ne pas tomber dans le piège de traiter la liste de tâches à l’infini. Celle-ci nous fait tourner dans notre roue comme Pensouillard, le hamster de Serge Marquis. Sinon, il y a risques de problèmes psychologiques, et ça se voit actuellement dans notre société.


